27.05.2008

Retraites : refus et inquiétude des salariés

Le gouvernement semble plus que jamais inflexible et sourd aux revendications du monde du travail.

Son projet, réalisé sans concertation et surtout sans négociation, n’en est que plus marqué par la précipitation, qui caractérise désormais chacune des prétendues réformes du gouvernement. Alors que la loi Fillon de 2003 s’avère être un échec, la droite s’en prend aux 40 annuités, sans aucune évaluation sincère et sérieuse des raisons qui ont vu apparaître un an après, en 2004, un déficit qui n’a jamais cessé de se creuser pour atteindre aujourd’hui 5 milliards d’euros.  

Régression, ensuite, car faire croire que l’allongement de la durée de cotisation est LA solution, tient de la tromperie sinon de la mauvaise foi. De plus, le gouvernement ne propose aucun dispositif d’ampleur visant : à maintenir les seniors dans l’emploi, à prendre en compte la pénibilité et à revaloriser les petites pensions.

Ignorer la question du financement et du taux d’emploi tout en instaurant les 41 annuités revient à diminuer les pensions et à faire peser l’ensemble des efforts consentis sur les seules épaules des salariés dont le pouvoir d’achat est déjà gravement entamé. Régression, car en évacuant toute possibilité de financements nouveaux (sollicitation des stocks options, parachutes dorés, …), en ne cessant d’affaiblir le fond de réserve depuis 2002, et en maintenant un paquet fiscal qui à travers les seules exonérations des grosses successions représentent 2 milliards d’euros, le gouvernement tente de faire croire « qu’il n’y a pas d’alternative » à sa politique.

Le Parti socialiste milite pour une réforme négociée globale et fondée sur la justice sociale. Il en va des contenus et de l’authenticité de notre contrat social.

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